top of page

Liberté académique et limites de la responsabilité

Où se situe la frontière entre liberté académique et pseudoscience ? Karin Verelst, philosophe à la VUB et membre du conseil d’administration de l’OSB-VUB, examine cette question à la lumière du débat sur la race, l’intelligence et l’hérédité. Un débat pertinent non seulement sur le plan scientifique, mais aussi sur le plan social.


Photo de Karin Verelst

La nomination du chercheur controversé Nathan Cofnas à l'université de Gand a relancé le débat sur les prétendues différences raciales en matière d'intelligence. Derrière cette controverse se cache une question plus fondamentale : toute théorie défendue au sein d'une université doit-elle automatiquement être protégée par la liberté académique ?

Dans sa tribune publiée dans Knack, Karin examine les fondements scientifiques des théories qui postulent que les « races » humaines diffèrent les unes des autres en matière d'intelligence et que ces différences sont déterminées génétiquement.

Ce faisant, elle soulève des questions concernant le concept biologique de races humaines distinctes, la manière dont l'intelligence est mesurée et la relation complexe entre la génétique, l'environnement et le QI.

Mais son argumentation va au-delà du seul débat sur l'intelligence.

Liberté et responsabilité académiques

Karin établit une distinction importante entre la liberté d'expression et la liberté académique . La liberté académique protège l'espace de la recherche libre, mais cela ne signifie pas que toute affirmation faite dans un contexte académique acquiert automatiquement une légitimité scientifique.

Selon Karin, la recherche scientifique doit satisfaire à plusieurs conditions méthodologiques élémentaires . Les méthodes utilisées à cet égard peuvent varier en fonction du domaine de recherche et des questions posées.

Parallèlement, elle met en garde contre le risque de considérer le consensus scientifique comme une vérité incontestable. La science doit pouvoir se remettre constamment en question de manière critique. C’est précisément là que réside la force de la liberté de recherche : ne pas rejeter d’emblée les idées, mais les soumettre à un examen critique, à la méthode scientifique et à l’argumentation.

L'histoire comme avertissement

De plus, les théories de la race et de l'intelligence confèrent à ce débat une dimension historique. L'histoire montre comment des idées présentées comme scientifiques ont servi à légitimer les hiérarchies entre les groupes de population et à justifier les inégalités sociales.

La discussion aborde donc une question qui demeure particulièrement pertinente : où s’arrête le droit de poser des questions scientifiques controversées, et quelle responsabilité incombe aux chercheurs et aux universités lorsque des idées revendiquent une légitimité scientifique ?

Une question qui s'inscrit pleinement dans la tradition de la libre recherche qui unit VUB et OSB-VUB.

👉 Lisez l'intégralité de l'article d'opinion de Karin dans Knack .

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note

Uitgelichte artikels

bottom of page